Des chefs à la rue : les festivals culinaires de juin à ne pas manquer
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Découvrez deux festivals qui mêlent la bonne chère et le vivre-ensemble.
LTD/VINCENT ARBELET
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C'est déjà la dixième édition de ce remarquable festival, d'autant plus utile en cette époque polarisée où la montée des extrêmes stigmatise toujours plus les réfugiés. Comme chaque année autour du 20 juin, journée mondiale des réfugiés, cet événement démontre à quel point le milieu de la restauration participe à leur insertion dans la société et combien leur cuisine est bonne, riche à la fois d'enseignements et de nouveaux goûts.

« Notre regard sur eux est important et nous oublions vite que nous pouvons tous un jour être le réfugié de quelqu'un, rappelle la cheffe Georgiana Viou, la marraine du festival aux côtés du dramaturge Alexis Michalik. Comme on ne choisit pas de vivre dans un pays en guerre, le réfugié ne choisit pas d'immigrer mais doit ensuite se reconstruire dans un pays dont il ne connaît ni la langue ni la culture. »
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La cuisine et son langage universel peuvent les aider à surmonter ce déracinement. « La cuisine est une trêve, poursuit la cheffe. Le temps d'un repas, l'humain reprend le dessus, on vient pour la cuisine du chef et pas pour son parcours politique. Cela lui redonne sa dignité. » Ainsi, Harouna Sow, Mauritanien forcé à l'exil, est devenu le chef du restaurant-traiteur parisien Waalo. Il est aussi formateur des cuisines du Refugee Food, structure qui poursuit ce travail d'insertion toute l'année.
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