Nouvel an chinois : les meilleurs restaurants asiatiques à Paris

Découvrez notre sélection de restaurants chinois à Paris à l'occasion du Nouvel An lunaire.
LTD/Bao Family ; Imperial Treasure ; Bao Family

Découvrez notre sélection de restaurants chinois à Paris à l'occasion du Nouvel An lunaire.
LTD/Bao Family ; Imperial Treasure ; Bao Family
Il en va hélas des restaurants chinois comme des restaurants japonais : l'Europe ne retient souvent qu'une infime partie de leur belle gastronomie, quand elle ne se perd pas dans une cuisine « fusion » trop désincarnée ou, pire, ne mélange pas les origines des plats (chinois, japonais, thaï...) rangés à égalité sous la vaste appellation de « cuisine asiatique ».
Mercredi, la célébration de la nouvelle année, celle du Serpent (symbole de croissance, sagesse et réflexion) est l'occasion de goûter une cuisine chinoise plus variée, avec des plats typiques des différentes régions du pays. Sélection.

Ouvert en 2019, ce restaurant des beaux quartiers est devenu une référence pour les Chinois du Tout-Paris. Spécialisé dans la cuisine cantonaise (sud-est de la Chine) dans le reste du monde, le restaurant parisien s'étoffe, lui, avec un chef originaire de Shanghai (Est). Ici, point de « fusion » franco-chinoise mais de la pure tradition bien exécutée : un ha kao, dim sum « signature » de crêpe de riz et crevettes, d'une onctuosité rare ; le traditionnel canard laqué pékinois en deux services, découpé en salle, avec une peau croustillante, de fines crêpes, des brindilles de poireau et de concombre et une sauce brun profond ; la finesse rarement goûtée d'un riz cantonais au canard et, en dessert, un inattendu mais délicieux bao renfermant un œuf de cane. Du haut de gamme qui a un prix mais qui propose aussi, par son sommelier, des accords mets et vins grâce à une cave de 300 références françaises et de spiritueux chinois.
Imperial Treasure, 44, rue de Bassano (Paris 8e).
Originaires de la ville de Xi'an, située dans la province du Shanxi (Nord-Est), les jeunes fondateurs de La Taverne de Zhao veulent faire découvrir toutes les facettes de la gastronomie chinoise : plats de bistrot rue des Vinaigriers (à goûter, le « Platycodon » : pousses de légumes verts, oignons, poulet et lotus croustillant), street food chinoise rue des Jeûneurs, cantine à partager au Ground Control... Rue Delambre, on plonge ses baguettes dans de grands bols fumants aux bouillons riches en goût, pleins d'herbes et de pâtes maison : « biangbiang » (larges de deux centimètres), fines aux épinards, udon, vermicelles de riz ou nouilles de patate douce... toutes accompagnées, au choix, de tomates, porc, bœuf, poulet ou œufs brouillés.
La Taverne de Zhao, 11, rue Delambre (Paris 14e).

Céline Chung et Billy Pham ont bâti un petit empire de restaurants chinois modernes. Petit Bao, Gros Bao, Bleu Bao à Paris et même une adresse à Marseille... Dans des restaurants à mi-chemin entre kitsch et hype pour la jeune génération, les chefs modernisent les classiques du genre sans perdre vraiment de vue la tradition. Ici, les baos, ces petites brioches vapeur, sont bien dodus et garnies au porc-gingembre-cébette, porc sauce barbecue, poulet-shiitaké ou végétariennes, l'addictive salade de concombre est croquante juste comme il faut et les aubergines, fondantes dans leur sauce soja « secrète ». Pour le Nouvel An chinois, un menu spécial et alléchant, servi dans toutes les adresses, vous attend : rouleaux de printemps, « snake » cucumber, canard laqué pékinois et, côté sucré, des tangyuan (bao) à la cacahuète et thé vert.
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Gros Bao, 72, quai de Jemmapes (Paris 10e).
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Une immense hauteur sous plafond d'où tombent des tentures rouge sang, de grandes tables spacieuses et des alcôves intimes... Le Lili est majestueux mais très accueillant. On y partage plusieurs plats par tablée et la cuisine cantonaise constitue la majorité de la carte, avec quelques incartades du côté de Pékin (canard laqué) et du Sichuan (mapo tofu épicé). Le menu ose la fusion mais avec délicatesse, comme un incroyable carpaccio de radis daïkon aux oignons rouges, baies de goji et champignons ou un riz soufflé croustillant au foie gras, étonnant de légèreté. On goûte un xiao long bao de haute volée, laissant échapper en bouche un bouillon de volaille et du jambon bellotta, un excellent bœuf au poivre et des crevettes panées (et relevées !) aux sept parfums avant de finir sur un régal de mangue pochée, avec émulsion coco, perles de tapioca et sorbet herbacé, ou réduite en crème avec du pamplemousse et des perles de sagou.
Lili, hôtel Peninsula, 19, avenue Kléber (Paris 16e).