Guillermo Guiz, l’orpailleur du stand-up

Eric Mandel
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Atypique, Guillermo Guiz raconte avec truculence sa difficulté à faire cohabiter ses valeurs de gauche avec sa réussite artistique.
LTD/Letizia Le Fur

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Atypique, Guillermo Guiz raconte avec truculence sa difficulté à faire cohabiter ses valeurs de gauche avec sa réussite artistique.
LTD/Letizia Le Fur
Et dire qu'il a failli tout lâcher. Il y a deux ans, au moment d'écrire son troisième spectacle, Guillermo Guiz fut saisi par le doute au point de songer à raccrocher les gants. Il en parle sans détour au début de son one-man-show, La Formidable Ascension sociale temporaire de G. Verstraeten. « Est-ce que je n'ai pas tout dit ? Et puis j'ai reçu ma facture de gaz et l'inspiration est revenue », plaisante l'humoriste belge. Blague à part, c'était du sérieux.
« Je me suis vraiment demandé si je pouvais revenir avec un propos original, proposer un axe de réflexion un peu différent dans un métier qui déborde de nouvelles têtes », raconte le Bruxellois dans un bistrot de Montmartre. Finalement, cet orpailleur du rire trouvera le bon filon dans son vécu pour disserter avec brio sur son statut d'humoriste de gauche en phase d'embourgeoisement avancé. Une problématique résumée d'une formule sur scène. « Au début de ma carrière, je voulais faire rire pour remplir un vide existentiel, maintenant c'est pour financer mes nouveaux Velux. »
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Guillermo Guiz (Guy Verstraeten dans le civil) aura été bien inspiré de s'obstiner tant son one-man-show figure parmi les meilleurs de l'année 2024 (lire encadré). Dans la foulée d'une tournée marathon dans toute la France (125 dates en neuf mois), il donnera quatre représentations dans l'écrin du Trianon, à Paris, soit l'équivalent d'un Zénith. Une consécration logique pour le Bruxellois qui en à peine dix ans s'est imposé comme un fleuron du rire francophone.
Eric Mandel