Humour : Montreux ouvre les vannes
Éric Mandel
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Gérémy Crédeville, habitué du lieu, présentera le gala « Montreux, ça tourne ! ».
LTD/kobayashi
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Gérémy Crédeville, habitué du lieu, présentera le gala « Montreux, ça tourne ! ».
LTD/kobayashi
Montreux Comedy, J-3. À partir de mercredi, le plus important festival d'humour francophone prend ses quartiers au Théâtre de Beaulieu, à Lausanne, pour dix jours de galas avec la crème des humoristes francophones, originaires de France, de Belgique, de Suisse, du Québec... Vingt mille spectateurs sont attendus en tout, dont une bonne moitié venue de France (52 %) - soit un taux de remplissage de 95 %.
« On va battre notre record de fréquentation de l'année dernière, souligne Grégoire Furrer, le créateur du festival délocalisé à Lausanne depuis deux ans pour cause de travaux de rénovation du Centre des congrès de Montreux. Cette affluence confirme combien le rire reste une valeur refuge en temps de crise. »
Cette 35ᵉ édition fait une nouvelle fois la part belle à la relève de l'humour, avec cinq galas animés par Waly Dia, Fadily Camara, Nordine Ganso, Gérémy Crédeville et Guillermo Guiz. Nul besoin d'inviter des poids lourds du rire pour faire le plein, même si Gad Elmaleh, Florence Foresti ou Anne Roumanoff ont déjà participé au festival suisse. À Montreux, le public est jeune - la moyenne d'âge se situe entre 18 et 35 ans - et avide de découvertes.
« On ne mise pas sur des têtes d'affiche mais sur les nouveaux patrons et patronnes du rire, détaille Grégoire Furrer. C'est dans l'ADN du festival depuis sa création de découvrir et révéler des talents. J'ai commencé avec mes copains d'école qui me faisaient marrer. Et puis j'ai voulu tout filmer, tout diffuser moi-même, pour ne plus avoir de filtre entre ce que j'aime et les chaînes de télé. »
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Au fil des éditions, Montreux Comedy a réussi à s'imposer comme un festival incontournable, mais aussi un média à part entière et un formidable accélérateur de carrière (pour les plus talentueux) grâce à sa présence massive sur les réseaux sociaux : 6 millions d'abonnés sur YouTube, TikTok, Instagram, Facebook... On se souvient de Paul Mirabel, révélé au grand public en 2020 avec son sketch « Je me suis fait racketter », qui l'a fait passer des petites scènes ouvertes aux Zéniths.
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Éric Mandel