Le boom des expos immersives
Mariana Grepinet
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Les expositions immersives rencontrent un franc succès ces dernières années.
LTD/Quentin Chevrier
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Les expositions immersives rencontrent un franc succès ces dernières années.
LTD/Quentin Chevrier
Miguel Chevalier a pensé cette cathédrale de lumière comme un bouquet final. Sur 11 mètres de haut et 25 de large, l'artiste français célèbre l'union de l'art et de la technologie. Les motifs, des « maillages cosmiques » (c'est le nom de l'œuvre), symbolisent les flux et les réseaux invisibles qui nous entourent et auxquels nous sommes connectés. Ils se déforment et dansent autour de nous et sous nos pieds lorsqu'on se déplace dans l'espace. Une immersion complète, visuelle et sonore.
« La musique, élaborée à partir d'une base de données compilée par le compositeur Thomas Roussel, s'enrichit avec les interactions des visiteurs », explique Miguel Chevalier, qui voulait leur donner l'impression d'« entrer dans l'œuvre ». Dès les années 1980, il a cherché à explorer ces nouveaux territoires, à développer « une esthétique du digital ». « J'étais à contre-courant, se souvient-il. à l'époque, on pensait qu'à partir du moment où on touchait un ordinateur, on devenait un technicien ou un ingénieur. »
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À Paris, près de la place de la Bastille, les 2 000 mètres carrés du Grand Palais immersif consacrés à son exposition « Pixels » permettent d'explorer ses réflexions et ses expérimentations. Il est persuadé que l'IA ouvre des horizons et qu'il faut exploiter ses potentialités. Son credo : un artiste travaille avec les outils de son temps. « L'IA est un shaker avec tout ce que les humains ont créé, mais l'ordinateur ne sait pas quelles sont les images intéressantes parmi toutes celles qui vont sortir des "prompts" [séries d'instructions] que j'ai rédigés », plaide-t-il.
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