Expos : Carla Bruni chez les Borghèse
Daniel Schick
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Rencontre avec Carla Bruni au musée Jacquemart-André, dans le huitième arrondissement de Paris.
LTD/Laurent VU/SIPA
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Rencontre avec Carla Bruni au musée Jacquemart-André, dans le huitième arrondissement de Paris.
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La piccola Carla n'a pas 7 ans. Joyeuse, innocente et sage, elle vit dans un château hors du temps près de Turin. Sur les murs de la demeure, partout, des œuvres d'art. Le père de Carla développe la collection familiale. Meubles, objets, tableaux, l'homme cultivé achète, beaucoup. Sa compagnie est l'une des plus puissantes d'Italie. Marisa, mère de Carla et concertiste, n'est jamais loin. Le couple a une passion existentielle pour l'art. Lors de certains voyages, les enfants sont avec eux. La famille dévore maintes fois Venise avec appétence. Palais endormis, musées-cavernes d'Ali Baba, églises flamboyantes, Carla observe, retient. « Apprendre encore et encore » pourrait être la devise de la famille. Carla gambade dans une vie privilégiée, très privilégiée, trop privilégiée pour certains. À 7 ans, le château qui n'est ni de sable ni de cartes s'effondre.
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Les Brigades rouges menacent. La famille quitte son bonheur piémontais pour Paris en 1975. Un déchirement. Pas complètement. Les Bruni-Tedeschi s'installent dans la capitale, les tableaux aussi. Le décor change mais ces œuvres prolongent la vie d'avant, adoucissent la rupture. Certains, réminiscence de son enfance, sont aujourd'hui accrochés aux murs de sa maison parisienne. Ils adoucissent la nostalgie du temps passé qui la happe parfois. Un nouveau collectionneur est entré dans sa vie, son mari : Nicolas Sarkozy. Le couple partage cet amour des tableaux, fréquente les musées dont certains en province sont nés à l'initiative de celui qui était alors président.
Daniel Schick