Par quoi commencer ? Le Vendéen à la notoriété planétaire n'est pas simple à suivre. Ses pensées cavalent plus rapidement que leurs ombres. Derrière chaque œuvre, chaque projet pour sa région, mille autres s'impatientent avec des idées pour les réaliser, les financer. Pas fou, l'effervescent Fabrice Hyber, qualifié de peintre quantique ! Ses observations quant à la nature, à l'homme, au vivant, à l'espace sont amples. Elles proviennent de sa connaissance de l'infiniment petit, de sa passion pour la physique quantique, pour les atomes, les cellules, pour ce qui est aussi invisible qu'existentiel. L'infiniment grand et l'infiniment petit virevoltent dans son œuvre.
L'homme a trouvé son style très tôt. Des arbres, des forêts, des humains, des êtres hybrides et aussi des flèches qui indiquent le sens du vent ou celui de l'œuvre, des mots qu'il dépose dans ses tableaux et apostrophent. Il n'y a que le trublion pour faire cela. Hyber, né en Vendée en 1961, c'est le mouvement perpétuel. Existe-t‑il un bouton pause ? En avant toute !
Par qui commencer ? Raconter le sexagénaire archi-cérébral ou le gamin facétieux qui accueille son visiteur à la gare de La Roche-sur-Yon ? Dès la sortie du train, c'est clair. Il faut suivre Hyber d'autant qu'il a tout organisé, cadré. Il propose la visite des lieux qu'il a investis dans sa région, des rencontres avec ses proches. Et si nous n'empruntions pas le chemin prévu ? Il accepte et jubile. Il retombera toujours sur ses pattes, sur ce qu'il souhaite que le visiteur voie et surtout comprenne, une quête obsessionnelle.