Fermée depuis près d’un an et demi, l’ex-usine de production de pneus de la Manufacture française de pneumatiques Michelin à la Roche-sur-Yon va être transformée en pôle d’innovations dédié aux nouvelles technologies de l’énergie. Destiné à réunir des acteurs publics et privés des énergies renouvelables, ce site accueillera dès 2021 une station de distribution d’hydrogène, de bioGNV et d’électricité verte.C'est une autre odeur qui va flotter dans l'air de l'ancienne usine de pneus du groupe Michelin, à la Roche-Sur-Yon, fermée le 10 octobre 2019 dans le cadre d'un « plan de compétitivité » annoncé par le fabricant de pneumatiques le mercredi 6 janvier 2019. Au terme de longs mois de démantèlement et de reclassement -en cours- des 619 employés, la direction du site vient d'annoncer la signature d'une lettre d'intention pour la création d'un futur « Pole d'innovation Energie » en lieu et place de l'usine.
« C'est un acte fondateur », se réjouit Laurent Feuillet, ex-directeur de l'usine Michelin aujourd'hui en charge de la redynamisation du site, selon la terminologie employée par le fabricant de pneumatiques. Pour repenser l'avenir d'un lieu vaste de 20 hectares dont 6,5 h. de bâtiments, Michelin a fait appel à plusieurs cabinets d'architecture, d'aménagement et d'urbanisme chargés d'établir plusieurs scénarios. Ils devraient rendre leur copie dans les prochaines semaines. A la marge, une partie du site actuel pourrait être démoli si d'aventures les projets industriels le nécessitent. Plusieurs industriels vendéens, ligériens ou français et acteurs académiques auraient d'ores et déjà candidaté pour s'installer sur un site proche du centre-ville et de l'échangeur autoroutier vers Nantes.
Affiner la gouvernance et les modes de financements
« Nous avons des projets plus ou moins matures pour lesquels nous devons réfléchir sur la manière de les intégrer. Ce qui est acquis et que nous venons de signer, c'est le principe d'une présence public-privé. Reste ensuite à en fixer les modalités de financement ou de co-financement et le principe de la gouvernance », précise Laurent Feuillet, au regard d'un projet soutenu par le Conseil régional des Pays de la Loire, le Département de la Vendée, l'agglomération de la Roche-Sur-Yon, le Syndicat départemental d'énergie et d'équipement de la Vendée (Sydev) et sa société d'économie mixte, Vendée Energie.