Doisneau par sa fille : souvenirs tendres d’un photographe humaniste
Daniel Schick
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Retrouvez l'oœvre de Robert Doisneau au musée Maillol.
LTD/Atelier Robert Doisneau
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LTD/Atelier Robert Doisneau
Ça s'annonçait bien : proposer à la première doisneauphile d'entre toutes et tous, Francine, une de ses deux filles, de se rendre à Saint-Germain-des-Prés, rue des Canettes, proche de l'élégante place Saint-Sulpice. Dans les années 1950, yeux et jambes aux aguets, Robert Doisneau (1912-1994) y chassa des instants de vies. Avec Willy Ronis, Henri Cartier-Bresson, Édouard Boubat ou Izis, Doisneau est un des plus grands photographes humanistes du XXe siècle.
La gloire a estompé son prénom. On dit regarder une photo de Doisneau comme on dit regarder un Picasso ou un Giacometti, peintres qu'il a photographiés avec jubilation. Un espace leur est consacré dans une expo rétrospective qui se tiendra au musée Maillol à partir de jeudi. Un autre est consacré aux clichés d'enfants ou un autre encore aux bistrots. En effet, pas de Doisneau sans bistrots. Saint-Germain-des-Prés, la rue des Canettes en regorgeait et en compte encore, mais il y a un « mais ».
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Ça commençait bien. Francine Doisneau arrive guillerette. Pas une exposition, pas un livre sur son père ne peut se faire sans sa bienveillante vigilance et une affection viscérale pour son père. Avec elle, il s'agit d'errer dans la rue, d'imaginer ce que Robert Doisneau ferait de ce qu'il voit. Patatras ! Francine Doisneau découvre un quartier devenu un centre commercial, des boutiques luxueuses partout. Celles et ceux qui marchent sont du genre pressés, accrochés à leur portable. Les gens passent mais ne vivent pas dans la ruelle.
Daniel Schick