La néo-vanlife en trois modèles
Alexandre Lazerges

Le BiVan de BiVoaK possède sa propre énergie, avec l'installation de panneaux solaires qui permettent une parfaite autonomie pendant plusieurs jours.
LTD/Bivoak
Alexandre Lazerges

Le BiVan de BiVoaK possède sa propre énergie, avec l'installation de panneaux solaires qui permettent une parfaite autonomie pendant plusieurs jours.
LTD/Bivoak
Quand on a une voiture dite low cost comme une Dacia Duster, Jogger ou Bigster, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas profiter de la tendance vanlife. À cet effet, le constructeur roumain du groupe Renault a lancé en 2023 une gamme d'accessoires baptisée InNature pour transformer l'auto en mini-camping-car. Comment ? Grâce à une boîte en bois spécialement adaptée à chaque véhicule contenant un -couchage confortable pour deux personnes à déplier dans la voiture : le Pack Sleep.
« Mon record, c'est 57 secondes pour installer le lit complet de 190 × 130, éclaire François Aupierre, le responsable marketing InNature, et le reste du temps la voiture dispose de ses cinq places, seul le coffre perd en capacité. » Avantage : ce système qui coûte 1 590 euros sur une voiture neuve est disponible en « aftermarket », c'est‑à-dire sur un véhicule d'occasion à 1 990 euros. Résultat, Dacia annonce déjà 4 500 Packs Sleep vendus et propose en prime un auvent qui prolonge le hayon et une tente attenante avec trois couchages supplémentaires pour seulement 399 euros.
C'est à la demande d'un officier britannique stationné en Allemagne qui souhaitait suivre ses troupes en manœuvre qu'a été créé en 1951 le premier van de l'histoire à partir d'un combi Volkswagen. Baptisé Camping Box, avec mobilier en bois vernis et joli tissu écossais, ce premier fourgon aménagé imaginé par l'ébéniste Westfalia remporte un vif succès auprès des GI, qui en font la promotion à leur retour aux États-Unis.

À partir de 1965 apparaît le célèbre toit relevable en toile de tente, d'abord juste pour se tenir debout, puis pour recevoir une couchette avec la version Pop-Top à partir de 1973 et décliné ensuite sur les VW Joker puis California. Racheté par le français Rapido en 2010, Westfalia équipe chaque année 10 .000 fourgons (VW Ford ou -Mercedes) et profite à plein de la mode « vanlife » qui explose depuis le Covid. Pourquoi ?
« Parce qu'un van remplace la voiture familiale, à peine plus long qu'un break [5,30 mètres], et permet de partir en escapade à quatre avec une kitchenette, des WC et un chauffage », souligne Xavier Blondeau, le responsable réseau en France. Comptez autour de 70.000 euros pour un van, et ne ratez pas le California Festival organisé par VW France du 4 au 6 juillet au lac d'Aureilhan, dans les Landes.
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Conçue par Vincent Clédic (43 ans) un Breton baroudeur qui a bourlingué en van aménagé et à moto avant d'imaginer la Bivoak Bivan. « J'ai voulu rajeunir la caravane en utilisant les codes et la modularité propres à la vanlife, avec des portes latérales à battants comme les premiers combis VW, et surtout le toit relevable qui limite la hauteur à 1,90 mètre lorsqu'il est replié. Cela permet d'accéder à tous les -parkings et de diminuer la traînée aérodynamique. »
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Cette néoroulotte de 1 300 kilos maximum peut donc être tractée par une voiture de tourisme en offrant tout le confort moderne : deux grands lits doubles, une cuisine tout équipée, l'électricité grâce aux panneaux solaires et même une salle d'eau avec WC chimiques. L'engin est fabriqué entre La Roche-sur-Yon pour la carrosserie et Vannes pour l'aménagement. La jeune entreprise de 8 salariés a déjà commercialisé 56 exemplaires de sa Bivan au prix de départ de 33. 700 euros.
Alexandre Lazerges