Mon occupation préférée?
Ce que je voudrais être?
Un écrivain. Donc, ce que je suis.
Mon état d'esprit actuel?
Impatient. Je suis en train de jeter les bases d'un prochain roman, d'accumuler petits cailloux et brins d'herbe pour « construire mon nid », comme disait Nabokov, et je n'ai qu'une hâte, c'est de m'y mettre.
Mon rêve de bonheur?
Il n'est pas loin d'être atteint. J'adore mon métier, je voyage et je vis entouré de livres. C'est un peu la définition du bonheur en ce qui me concerne. Peut-être qu'on pourrait y ajouter du temps libre pour me livrer à d'autres activités : dessiner, peindre, chiner, réaliser une grande maquette de train électrique dans mon grenier... Mais il ne faut pas trop en demander.
[Je déteste par dessus tout] les gens qui ne doutent pas, qui sont tout le temps affirmatifs, qui ne se remettent jamais en question, qui refusent le dialogue parce qu'ils sont sûrs d'avoir raison.
Quel serait mon plus grand malheur?
Ne plus être lu. Certainement dans la mesure où, bien qu'étant un être essentiellement rationnel, je suis également un poil superstitieux (et donc pas à une contradiction près), on va éviter de trop l'évoquer.
Ce que je déteste par-dessus tout?
Les gens qui ne doutent pas, qui sont tout le temps affirmatifs, qui ne se remettent jamais en question, qui refusent le dialogue parce qu'ils sont sûrs d'avoir raison. Romain Gary disait : « Je suis contre tous ceux qui croient avoir absolument raison. »
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel