Posy Simmonds : « Sous pression, mon esprit fait des étincelles »
Anne-Laure Walter (propos reccueillis)
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Rencontre avec Posy Simmonds, la reine de la bande dessinée mondiale.
LTD/Albert Facelly
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Rencontre avec Posy Simmonds, la reine de la bande dessinée mondiale.
LTD/Albert Facelly
Parler français, une obligation familiale pour Posy Simmonds. Sa mère, dont le nom de jeune fille était Cahusac - une famille huguenote ayant quitté la France après la révocation de l'édit de Nantes -, le parlait couramment. C'est pourquoi la dessinatrice iconique du Guardian et l'une des plus célèbres figures du roman graphique britannique manie remarquablement la langue de Molière, variant les registres, et ce malgré la fatigue d'une grosse journée de promotion. Partie à l'aube de Londres, où elle réside, la pimpante Anglaise était au Salon du livre de Montreuil fin novembre pour présenter Cinq contes, recueil de récits pour enfants. Écrits entre 1987 et 2004, ils sont un concentré de son style si witty, délicats et drôles, à l'ironie mordante avec une pointe de délicieuse cruauté.
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Paris, elle y vécut à 17 ans, suivant en dilettante les cours de civilisation française à la Sorbonne. Mais cette civilisation, elle la découvrira surtout dans les boîtes, de la Huchette au Club Saint-Germain. Et sa littérature influencera durablement son travail, elle qui a explosé sur la scène mondiale du neuvième art en 1999 avec Gemma Bovery, l'histoire d'une Emma Bovary moderne et anglaise, en jean, baskets et lingerie fine. Auréolée de toutes les distinctions possibles, adaptée au cinéma notamment par Stephen Frears et sacrée grand prix à Angoulême en janvier dernier, Posy Simmonds nous répond, à un mois de la vaste exposition qui lui sera consacrée, comme le veut la tradition, lors de la prochaine édition du festival.
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