Stephen Jones, le roi du chapeau au palais Galliera
Élisabeth Lazaroo
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Le palais Galleira expose Stephen Jones jusqu’au 16 mars.
LTD/Koto Bolofo
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« Le monde n'est pas à vos pieds, mais sur votre tête ; le symbole de la royauté n'est pas un soulier, mais la couronne ! » s'exclame avec délicatesse cet ex-punk décoré de l'ordre de l'Empire britannique par Sa Majesté la reine Élisabeth II. Né près de Liverpool, Stephen Jones conçoit depuis plus de quarante ans des chapeaux comme des chefs-d'œuvre. Ses crêtes iroquoises en dentelles délicates ont fait sensation lors du dernier défilé Dior haute couture printemps-été 2025. Chapeaux poèmes, coiffes irrévérencieuses, triomphes de facétie.
Pour l'homme de l'hiver prochain, il crée des melons surdimensionnés ou des casquettes de baseball à franges sur les silhouettes de l'audacieux Walter Van Beirendonck, évoque le romantisme de Casanova d'un simple bandeau de soie noué sur les yeux de l'homme Dior. Stephen Jones impose le couvre-chef sur les silhouettes des couturiers comme un grain de folie et le point d'exclamation de leur allure ! Ce n'est pas Rihanna qui dira le contraire. Ce 2 décembre, l'icône de la pop enflammait les réseaux sociaux aux Fashion Awards de Londres, couronnée d'une capeline poilue bleu électrique aux proportions gigantesques imaginée par le bouillonnant Jones.
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« Le chapeau a le pouvoir de donner du style et de la confiance en soi. Il transforme. Il doit avoir le sens de l'humour, de la légèreté, de l'extravagance, et doit être bienveillant. » Précepte parfaitement maîtrisé par ce dandy du couvre-chef qui coiffait Lady Gaga de trois plumes sur le haut du crâne lors de sa performance à la cérémonie d'ouverture de Paris 2024. Cet homme à la réponse attentive, dans un parfait français empreint d'un accent british so charming, vous embarque avec l'énergie d'un ado au fil de l'exposition savamment orchestrée par Marie-Laure Gutton (responsable du département accessoires du palais Galliera).
Élisabeth Lazaroo
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