Alison Wheeler : « Je suis une inquiète heureuse »
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« La Tribune Dimanche » a rencontré l'humoriste Alison Wheeler.
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
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Diplômée d'un master 2 en lettres modernes, elle a préféré s'évader davantage dans les péripéties de son quotidien que dans les alexandrins baudelairiens. Comme elle nous l'a prouvé dans ses chroniques à Quotidien et sur France Inter, miss Wheeler est irrésistiblement drôle. Mais lorsqu'elle nous donne rendez dans un café bobo de l'Est parisien, c'est une « autre » Alison qui se révèle. Quand il s'agit de parler d'elle « pour de vrai », la bête de scène redevient cette petite fille un peu timide, celle qui écoute une playlist avec des bruits de sèche-cheveux ou de machine à laver pour calmer ses angoisses nocturnes. Tiens, le bruit de la machine à café vient de s'enclencher.
Quelle est la pire promesse d'un soir que l'on vous ait faite ?
Je suis un peu une dame à chats, donc je ne sors pas beaucoup. J'aimerais avoir 22 chats, mais je pense que ce ne serait pas très raisonnable. Et quand je sors, je ne suis pas à l'affût des petites promesses de la nuit qui ne verront jamais le jour !
Vous préférez rester avec vous-même ?
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J'ai longtemps pensé que je n'aimais pas me retrouver seule, mais finalement, ce n'est pas mal du tout. Je n'ai pas d'activités très originales, mais dans ma tête il se passe beaucoup de choses ! Oui, je l'avoue, ma vie intérieure est très riche. En revanche, il ne faudrait pas trop que je m'habitue à parler avec moi-même, parce que c'est bien aussi de s'ouvrir sur le monde. La vie de ma mère est bien plus passionnante que la mienne. J'espère vieillir comme elle et ne jamais devenir réac, à penser que tous les jeunes sont des cons. J'adore que des nanas de 17 ans ne sachent pas si elles aiment les garçons ou les filles. C'est super qu'aujourd'hui on offre la possibilité aux jeunes de se questionner sur leurs désirs et leur identité.
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