« Quand tu danses, tu ne peux pas tricher » (Aurélie Dupont, danseuse étoile et autrice)
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Aurélie Dupont a accepté de se raconter auprès de « La Tribune Dimanche ».
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
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Aurélie Dupont a accepté de se raconter auprès de « La Tribune Dimanche ».
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
Bientôt dix ans qu'elle a levé le pied, ou plutôt cessé de lever ses ballerines pour ses pointes. Si à 51 ans Aurélie Dupont ne connaît plus de shoot d'émotion en dansant Cendrillon, après avoir tiré sa révérence en 2015, le grand écart avec le retour à la vie normale n'est pas pour autant immense. Parce qu'une danseuse étoile, titre le plus haut dans la hiérarchie du ballet d'opéra national de Paris, reste ad vitam æternam une étoile.
Cadette d'une fratrie de trois filles, avec un père médecin et une mère infirmière, la jeune Aurélie trouvait davantage sa place avec ses deux seules amies, des filles de concierge, parce qu'elles avaient « cette simplicité [qu'elle] recherchai[t] ». Rendez-vous au Drugstore des Champs-Élysées. Avec son port de tête et son élégance naturelle, on ne voit qu'elle. Et pourtant, en dehors de la scène, elle n'a jamais cherché la lumière.
La Tribune Dimanche — La danseuse étoile a-t-elle plus confiance en elle que la femme que vous êtes ?
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Aurélie Dupont — Ah ! Bonne question ! Oui, parce qu'elle travaille plus, donc tout est réfléchi. Et moi, quand je travaillais un rôle, grâce ou à cause de mon genou qui me faisait souffrir, je répétais des mois entiers car j'étais obligée de tout gérer. Dans la vraie vie, il n'y a pas de répétition.
Donc vos émotions étaient plus fortes sur scène que dans la vie de tous les jours ?
Bien sûr. Quand tu danses, tu ne peux pas tricher. C'est un métier certes difficile, mais extrêmement juste. C'est comme une vie parallèle où tu as le pouvoir sur ton corps.