Musique : Ravel, monument discret
Daniel Schick
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« Ravel Boléro », à la Philharmonie de Paris jusqu’au 15 juin.
LTD/ArnoLam ; DR ; Boris Lipnitzki / Roger-Viollet
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« Ravel Boléro », à la Philharmonie de Paris jusqu’au 15 juin.
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L'année 2025 commence en fanfare, célébrant le 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel, le 7 mars 1875. Le compositeur vécut à Montfort-l'Amaury (Yvelines) de 1921 à 1936. En 1921, Berthe, jeune paysanne, grimpe vers une maison tout en longueur cramponnée à un virage, la demeure de Ravel. Lait et œufs dans son panier, la paysanne frappe à la porte. La gouvernante de Ravel attrape le tout sans s'attarder.
Il ne faut pas réveiller le maître insomniaque qui dort enfin dans sa « bicoque », comme il l'appelle. La porteuse de lait eut enfants et petits-enfants dont Anne Million. Cette dernière, étudiante dans les années 1980, gagne un peu d'argent comme conférencière dans la maison devenue musée Ravel. Aujourd'hui prof de piano, elle dirige aujourd'hui la « bicoque ».
En visitant Montfort-l'Amaury, impossible de ne pas aller au cimetière, pensant que Ravel y est enterré. Ravel n'y est pas, presque pas. Il est enterré avec sa famille tant aimée à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Au cimetière de Montfortl'Amaury, c'est son buste qui attend le visiteur à côté d'un autre musicien lui aussi connu mondialement, Charles Aznavour. Pour arriver au buste de Ravel, il faut marcher sur une allée de sable sans entendre ses pas. Le cimetière offre un silence total. Ravel le fréquentait pour cette raison. Il avait acheté sa maison loin du tourbillon parisien pour le calme, afin de vagabonder dans les forêts proches et de travailler sans relâche. Pour Anne Million, pas de doute : « Ravel ne vivait que pour sa musique. »
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