Richard Cocciante et Luc Plamondon : « En trois jours, nous avions terminé “Le Temps des cathédrales”»
ENTRETIEN EXCLUSIF — La comédie musicale « Notre-Dame de Paris » incarne une part de la légende de la cathédrale. Entretien nostalgique avec ses auteurs, Richard Cocciante et Luc Plamondon.
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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Richard Cocciante et Luc Plamondon, respectivement compositeur et parolier de « Notre-Dame de Paris »
Le 16 septembre 1998, la comédie musicale Notre-Dame de Paris se jouait pour la première fois dans la capitale, au Palais des Congrès. Derrière ce succès mondial - représentations dans plus de vingt pays, en huit langues, le parolier Luc Plamondon et le compositeur Richard Cocciante.
À l'occasion de la cérémonie d'ouverture de Notre-Dame de Paris, événement auquel, pour des raisons nébuleuses, ils n'ont pas été invités, contrairement à Garou, révélé par son rôle de Quasimodo, nous avons rencontré ces deux génies de l'écriture et de la mélodie pour qu'ils nous dévoilent la genèse de leur adaptation de l'œuvre de Victor Hugo. Et pour qu'ils nous en disent plus sur une relation professionnelle fusionnelle qui dure depuis plus de trois décennies.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Qu'avez-vous ressenti en découvrant la cathédrale en feu le 15 avril 2019 ?
RICHARD COCCIANTE - J'ai vécu ce drame comme la plupart des gens du monde entier, toutes religions confondues, comme la fin d'un symbole historique. Une sensation insupportable !
LUC PLAMONDON - J'étais en Suisse, pétrifié devant ma télévision, à regarder un pan de l'Histoire prendre feu et la flèche de Viollet-le-Duc s'effondrer.
Vous n'avez pas été invités à la cérémonie de réouverture...
R.C. Que dire ? Pour moi, l'important est que cette dame qui a surmonté les siècles, entre guerres et révolutions, nous a prouvé que ce n'est pas un incendie qui l'empêchera de rester debout.
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L.P. Tu as complètement raison. L'essentiel est de la découvrir encore plus belle.