Budget 2025 : une partie de la gauche va rencontrer le ministre de l'Economie
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Le nouveau ministre de l'Economie, Eric Lombard.
Jumeau Alexis/ABACA via Reuters Connect
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Le nouveau ministre de l'Economie, Eric Lombard.
Jumeau Alexis/ABACA via Reuters Connect
Le Parti socialiste, le Parti communiste français, et les Ecologistes rencontreront la semaine prochaine le nouveau ministre de l'Economie Eric Lombard. Ce dernier a invité les différentes forces politiques à Bercy pour préparer le budget de l'année 2025 pour l'Etat. Déjà fin décembre, se disant prêt au « compromis » pour qu'un budget soit adopté pour l'année 2025, Eric Lombard a indiqué qu'il allait inviter tous les partis représentés au Parlement à venir discuter à Bercy.
A gauche, ce seront les socialistes qui s'y rendront les premiers lundi midi, a indiqué vendredi le groupe socialiste à l'Assemblée à l'AFP. La délégation comprendra le patron du PS Olivier Faure, qui est un « ami personnel » d'Eric Lombard, le patron des députés Boris Vallaud et son homologue au Sénat Patrick Kanner. Pour le PCF, Fabien Roussel s'y rendra mercredi à 14 heures avec les présidents des groupes communistes dans les deux chambres du Parlement, Cécile Cukierman et André Chassaigne.
« Marine Tondelier, qui s'est entretenue avec Eric Lombard au téléphone, se rendra à Bercy le mercredi 8 janvier prochain, à 17h, avec une délégation écologiste », ont pour leur part indiqué les Ecologistes. La délégation comprendra notamment la patronne des députés écologistes, Cyrielle Chatelain.
Du côté de La France insoumise, on ne ferme pas la porte à une rencontre avec le nouveau ministre de l'Economie, mais cela ne sera pas pour tout de suite. « Nous attendons le discours de politique générale et le vote de confiance, ou de censure, pour répondre à l'invitation du ministère de l'Economie », a indiqué à l'AFP le coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard.
Le gouvernement a encore indiqué vendredi que l'objectif de déficit public de la France pour 2025 serait « le fruit des discussions » avec les forces politiques. Et ce, avant le discours de politique générale du Premier ministre François Bayrou le 14 janvier. Avant des concessions aux oppositions qui n'ont pas été suffisantes pour lui éviter la censure, l'ancien Premier ministre Michel Barnier affichait l'intention de ramener le déficit public, qui était à 6,1% du PIB en 2024, valant au passage à la France une procédure pour déficit excessif à Bruxelles, à 5% en 2025.
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« Le déficit sera le résultat des concertations et du chemin qui sera trouvé lors des concertations à Bercy et également pour le PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale, NDLR) », a déclaré la porte-parole du gouvernement Sophie Primas dans son compte-rendu à la presse du premier Conseil des ministres du gouvernement Bayrou.
Elle n'a pas confirmé des informations de presse selon lesquelles le gouvernement vise un déficit public de 5,4% du PIB cette année. Davantage que les 5% ambitionnés par le gouvernement précédent, après un dérapage attendu à 6,1% en 2024. Il pourra « être entre 5,4 ou 5,1, 4,9, 4,8 (en pourcentage du PIB, NDLR), on verra le résultat de ces négociations et on verra où est le chemin et ce qui est supportable pour le déficit », a-t-elle souligné.
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Dans une interview accordée à La Tribune Dimanche, Eric Lombard, avait à son tour précisé que le déficit serait inscrit dans le texte budgétaire à « un peu au-dessus de 5% » du PIB, « de façon à protéger la croissance ».
(Avec AFP)
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