Etienne Daho : « Je suis perméable au chaos du monde »
Propos recueillis par Eric Mandel
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Etienne Daho sort un album live où il se livre comme jamais, il ne la fait.
LTD/Rudy Waks/Modds
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Etienne Daho sort un album live où il se livre comme jamais, il ne la fait.
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Il donne rendez-vous à la Maison Souquet, non loin de la place Blanche à Paris. Un ancien hôtel de passe du XIXe siècle reconverti en discret palace au charme rococo avec sa lumière tamisée, son lustre en cristal, ses fauteuils en velours et ses volutes d'inspiration orientale. En ce début de matinée, silhouette d'éternel jeune homme à bientôt 69 ans (le 14 janvier), Étienne Daho affiche une mine radieuse malgré de longues journées passées en studio pour produire le nouvel album d'un(e) artiste dont il taira le nom, confidentialité oblige.
« Je n'ai pas le droit d'en dire plus, pourtant ça me brûle », sourit-il quelques jours avant la sortie (vendredi dernier) d'un album live enregistré à Paris le 22 décembre dernier, à l'Accor Arena. « Jouer dans cette salle devant 17000 personnes, c'était une première pour moi. C'est important, après quarante ans de carrière, de vivre encore des premières fois. » Confessions en 8 mots clés.
Ma première histoire d'amour. Dans le livret de mon album Mythomane [1981], j'avais d'ailleurs mis une photo de moi enfant devant un jukebox. C'était à Cap Falcon, une station balnéaire à 20 kilomètres d'Oran où ma grand-mère et mes tantes tenaient une épicerie-café. J'adorais appuyer sur les boutons, regarder le chariot se déplacer pour choisir le disque et le poser sur le plateau.
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C'était magique, un objet de fascination totale. Quand un client glissait une pièce, je me faufilais sous ses jambes pour choisir mon morceau préféré, Only You des Platters et je partais en courant... J'avais 4, 5 ans, mais je connaissais déjà tous les numéros correspondant à chaque chanson. Je récupérais les 45-tours dans le juke-box, j'avais tous les tubes de la Motown, des yéyés...
Propos recueillis par Eric Mandel
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