Caroline Vigneaux : « Je suis née avec un trop-plein d’énergie »
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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Caroline Vigneaux, à Paris, mardi.
© LTD / CYRILLE GEORGE JERUSALMI POUR LA TRIBUNE DIMANCHE
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Caroline Vigneaux, à Paris, mardi.
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Depuis toujours, on lui reproche de faire son intéressante. Mais elle est comme ça, « Caro », grande gueule assumée, avec un humour incisif et une soif inextinguible de s'affirmer. À 6 ans, elle n'était pas folle de la messe, mais trouvait de l'intérêt à y accompagner ses grands-parents très pratiquants. Pour chasser l'ennui de l'homélie, elle se porte volontaire pour lire des psaumes au micro sans y comprendre un mot. Pas étonnant qu'avec son talent d'oratrice, elle prête serment à 25 ans. Quatre ans plus tard, elle est élue 11ᵉ secrétaire de la Conférence du barreau de Paris, un concours annuel qui rassemble douze avocats élus par leurs pairs à l'issue d'un concours d'éloquence pour assurer la défense pénale d'urgence. Puis, elle croise la route de son confrère Éric Dupond-Moretti, alias « Acquittator ». Une rencontre qui contribuera à lui faire raccrocher la robe pour monter sur scène.
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CAROLINE VIGNEAUX - En 2006, j'intervenais de temps en temps en tant qu'avocate dans l'émission de Stéphane Bern L'Arène de France. Éric Dupond-Moretti était l'un des invités. On s'était déjà croisés plusieurs fois au tribunal, on s'aimait beaucoup. À la fin de l'enregistrement, il me dit : « Caroline, il va falloir faire un choix. Tu ne peux pas être avocate et saltimbanque. » Cette phrase m'a aidée à prendre une décision, car parce qu'elle venait d'un des plus grands pénalistes, je ne pouvais que l'écouter.
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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