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Rémi Jacob
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Laure Calamy et Yolande Moreau dans « Je ne me laisserai plus faire », de Gustave Kervern.
LTD/Les Films du Worso
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Laure Calamy et Yolande Moreau dans « Je ne me laisserai plus faire », de Gustave Kervern.
LTD/Les Films du Worso
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Lorsque son fils meurt, Émilie (Yolande Moreau), 71 ans, se rend à l'évidence. Plus personne ne va pouvoir payer l'Ehpad dans lequel elle réside depuis la disparition de son mari. Alors, foutue pour foutue, cette femme au parcours cabossé décide de prendre le large et de se lancer dans une cavale vengeresse. Objectif : retrouver tous ceux qui lui ont fait du mal dans sa vie pour le leur faire payer, aidée d'un couteau volé dans les cuisines de la maison de retraite.
Elle embarque Lynda (Laure Calamy), une femme de ménage de cet Ehpad qui n'a, elle aussi, plus rien à perdre. Immédiatement se lancent à leurs trousses deux flics dépressifs au mal-être saisissant, interprétés par Anna Mouglalis et Raphaël Quenard. Signée Gustave Kervern, la fiction Je ne me laisserai plus faire est un petit bijou. Un roadmovie féministe et savoureux façon Thelma et Louise - la violence en moins - qui permet à ces deux femmes de condition modeste de se réapproprier leur destin et de réparer les injustices vécues tout au long de leur existence.
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« Dans notre vie, on subit tous des humiliations, confie Gustave Kervern. Des choses qui restent gravées dans la mémoire et pour lesquelles on regrette de ne pas avoir réagi sur le moment, même quand elles étaient anecdotiques. En ce qui me concerne, les autres gamins se moquaient de moi à l'école car je n'arrivais pas à monter à la corde et ça m'a beaucoup marqué. » Plus l'échappée belle progresse et plus les faits que l'on découvre sont graves, comme un licenciement abusif ou une tentative de viol.
Rémi Jacob
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