Patrick Dempsey : « La Formule 1 suscite un appétit nouveau »
Propos recueillis par Alexandre Lazerges
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Patrick Dempsey sur le tournage du film « Ferrari ».
© LORENZO SISTI
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Patrick Dempsey sur le tournage du film « Ferrari ».
© LORENZO SISTI
LA TRIBUNE DIMANCHE - Vous interprétez le rôle de Piero Taruffi dans le film Ferrari de Michael Mann, qui sort le 8 mars sur Amazon Prime. Avez-vous pu conduire les vraies voitures de l'époque dans le film ?
PATRICK DEMPSEY - On n'avait qu'une Ferrari 335 S d'origine, celle de Taruffi justement, qui appartient aujourd'hui à un Anglais. Nous nous en sommes servis pour enregistrer le son du V12 mais ne pouvions pas rouler avec pendant le tournage, car cette voiture coûte beaucoup trop cher [adjugée 32 millions d'euros en 2016]. Il fallait donc construire des répliques pour la course et surtout pour les scènes d'accidents.
Quelles étaient vos impressions au volant de ces bolides ?
C'était effrayant, car je suis habitué aux voitures de course modernes, avec un arceau de sécurité, un harnais et un casque intégral. Mais ça m'a permis de comprendre les risques effarants que prenaient les pilotes à l'époque. Pendant le film, on conduisait les voitures à fond entre 250 et 260 km/h pour donner vraiment l'impression de vitesse au spectateur. Je remercie d'ailleurs la production de m'avoir autorisé à conduire moi-même la voiture aux côtés des cascadeurs. Steve McQueen, lui, n'a pas pu conduire dans le film Le Mans [1971] à cause des assurances.
Comment avez-vous vécu la course Carrera Panamericana, au Mexique, à laquelle vous avez participé en octobre dernier ?
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J'ai pu faire cette course en Porsche 718 GT4 RS grâce à TAG Heuer. C'était d'autant plus fantastique que Piero Taruffi, mon personnage dans le film Ferrari, a remporté cette épreuve en 1951 sur une Ferrari 212. Encore aujourd'hui, la Carrera Panamericana est ce qu'il y a de plus proche des courses sur routes ouvertes comme les Mille Miglia, la course italienne à laquelle Taruffi a participé à 16 reprises et qu'il a gagnée la dernière fois en 1957.
Propos recueillis par Alexandre Lazerges
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