Le karaoké, c’est bath, c’est in !
Mathilde Fontaine
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De Paris à Marseille, tout le monde se passe le micro.
© LTD / ALBIN DURAND
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De Paris à Marseille, tout le monde se passe le micro.
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Un tube repris en chœur autour d'une table pas tout à fait débarrassée et qui vient éteindre des discussions enflammées... Ce décor, tout le monde le connaît. Moment de vie incontournable, le karaoké improvisé rythme nos souvenirs entre amis ou en famille depuis des lustres. Depuis 2007, il s'impose même chaque début de soirée dans les foyers avec N'oubliez pas les paroles ! Mais si hier encore cette pratique était considérée comme kitsch ou synonyme de moment de gêne - ce n'est pas Bridget Jones, clope à la main et fausses notes au micro sur le tube Without You, qui nous contredirait -, les bonnes habitudes ont la vie dure et peuvent renaître de leurs cendres. Après tout, si Michelle Obama reprenait volontiers le Single Ladies de Beyoncé à bord de la voiture du show américain Carpool Karaoke, pourquoi pas nous ?
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« J'ai découvert le karaoké il y a vingt ans, confie Richard, 75 ans, grand habitué du China Town Belleville. À l'époque, on pouvait être méprisants envers cette activité. Désormais les gens assument aimer en faire, et à tout âge. » Signant une « remontée en puissance depuis peu », cette institution parisienne accueille une variété de clients aussi large que le répertoire que l'on peut chanter sur place, et voit souvent passer politiques et célébrités sous ses néons roses. Un regain de popularité du karaoké qui n'a pas échappé aux sirènes des millénials.
Mathilde Fontaine