Sophia Aram : « Pour trouver plus à gauche que moi, il faudrait que Jean-Luc Mélenchon et Annie Ernaux se reproduisent »
Éric Mandel
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Sophia Aram
© BENOÎT CAMBILLARD
Éric Mandel
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Sophia Aram
© BENOÎT CAMBILLARD
Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM
L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge
Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques
« Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café
Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
LA TRIBUNE DIMANCHE - Sur scène, vous racontez comment vous vous êtes retrouvée qualifiée d'« humoriste de droite ». Cela vous a amusée, blessée ?
SOPHIA ARAM - La surprise pour moi est d'avoir été comparée à Élisabeth Levy ou Alain Finkielkraut sur les antennes de France Inter. Il semble que pour certains de mes confrères, quand on ne s'inscrit pas dans l'orthodoxie d'extrême gauche - c'est-à-dire tout ce qui est à droite de Poutou -, on est considéré comme étant réactionnaire ou d'extrême droite. Alors qu'au départ, sur le papier, j'avais tout pour être de gauche. Issue de l'immigration et des quartiers populaires, je le dis dans mon spectacle, « pour trouver une personne plus de gauche que moi, il faudrait que Jean-Luc Mélenchon et Annie Ernaux se reproduisent ».
Il est courant de dire que la plupart des humoristes sont de gauche. En plus du « monopole du cœur », la gauche aurait-elle le monopole de l'humour ?
À lire également
Durant les années Sarkozy, les Morano, Lefebvre et compagnie produisaient des bourdes en continu. Une mine d'or pour les humoristes. Il était devenu « naturel » de taper sur la droite et de ménager son public de gauche. Je pense que les choses vont changer. Quand je vois Mathilde Panot brandir une fiole de punaises de lit à l'Assemblée nationale, les vidéos TikTok de Louis Boyard ou l'atelier de « booty therapy par le twerk » organisé par EELV lors du lancement de sa campagne pour les européennes... Ils se dépassent vraiment. Aujourd'hui, il suffit que je prononce le nom d'Olivier Faure sur scène pour que le public commence à rire avant la vanne.
Éric Mandel
OPINION. « Et si la gauche française pouvait s’inspirer d’Andy Burnham ? » par Gaspard Gantzer, consultant et ancien conseiller de François Hollande
OPINION. « L'IA au service de l'humanité : le pape l'exige, l'Europe doit l'imposer », par Sandro Gozi, député européen
OPINION. « Le grand déclassement est déjà là », par Jean-Luc Ginder, économiste
Final Four de handball féminin : l’Europe parle français