Après Madeleine Renaud, Suzanne Flon, Ludmila Mikaël, Judith Magre, et quelques mois avant Dominique Reymond, Sandrine Bonnaire a accepté la proposition du metteur en scène Jacques Osinski d'incarner Claire Lannes, la femme énigmatique, meurtrière, qui découpe en morceaux sa victime, au cœur de L'Amante anglaise. Frédéric Leidgens dans la partition de l'Interrogateur et Grégoire Oestermann dans celle du mari, Pierre Lannes, lui donnent la réplique.
À quelques semaines de la première, le 19 octobre au Théâtre de l'Atelier, nous l'avons rencontrée, sereine et concentrée, fossettes et sourire irrésistible, alors que l'équipe avait déjà accompli les premiers « filages » du texte de Marguerite Duras, inspiré d'un fait divers authentique.
Qu'est-ce qui vous a convaincue de revenir au théâtre ?
Jacques Osinski mettait en scène Fin de partie de Samuel Beckett lorsqu'il m'a contactée, me disant qu'il souhaitait me proposer une pièce. Je l'ai rencontré au Théâtre de l'Atelier, où venait de se donner la pièce avec Denis Lavant et Frédéric Leidgens. C'était en juin 2023. Dominique Besnehard, qui était là, m'a glissé que Jacques était le fils d'Évelyne Ker, ma mère dans À nos amours, en 1983.
Connaissiez-vous le texte de L'Amante anglaise ?