En Camargue, des flamants roses cherchent parrains
Alexandra Apikian
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« Il s'appelle Kyiv en l'honneur de ma ville natale et il est né en 1995, comme moi ! » Kyiv est un flamant rose, Danylo est son parrain. Ce Marseillais entretient avec l'oiseau une relation à distance privilégiée : « Je suis alerté par mail quand il est observé, je suis ses aventures : on partage la même passion pour l'Italie, où il a beaucoup voyagé ! » Comme 3 500 parrains et marraines, il a adopté son flamant rose dans le cadre de l'opération lancée en 2020 par la Tour du Valat.
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L'objet de cet institut de recherche lové au cœur de la Camargue est la conservation des zones humides méditerranéennes. Grâce à son programme de baguage des flamants roses et à son réseau de partenaires autour de la Méditerranée, les oiseaux sont suivis et observés à la jumelle et au télescope. C'est ainsi que Danylo reçoit régulièrement des nouvelles de Kyiv, par un courriel précisant sa géolocalisation. Sur le bien nommé site Monflamant.com, on peut choisir son oiseau à adopter, avec des critères d'âge et de personnalité - non sans une note d'humour. Plus sérieusement, le don lié à cette adoption (25, 50 ou 100 euros par an) contribue au financement des actions de protection et de suivi de l'espèce, et notamment à l'achat du matériel d'observation. Outre les alertes sur la position de leurs filleuls, les parrains et marraines reçoivent une gazette qui leur permet d'approfondir leurs connaissances sur les flamants roses et leur écosystème. « La Camargue est le seul site de reproduction des flamants roses en France ; il en compte cette année 73 800 », précise Jocelyn, chercheur à la Tour du Valat. Les protéger, c'est aussi bien réguler le niveau de l'eau de leur habitat que veiller à leur tranquillité : « C'est une espèce très sensible au dérangement », explique-t-il.
Alexandra Apikian