Bras de fer en Géorgie pour la présidence
Antoine Malo
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En juillet, dans l’oblast de Donetsk, des soldats ukrainiens près d’un canon Caesar fourni par la France.
LTD/Diego Herrera Carcedo/Anadolu via AF
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En juillet, dans l’oblast de Donetsk, des soldats ukrainiens près d’un canon Caesar fourni par la France.
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Le pays a beau avoir besoin d'apaisement, il ne devra sans doute pas compter sur Mikhaïl Kavelachvili pour jouer les pacificateurs. Hier, c'est cet ancien footballeur professionnel, passé notamment par Manchester City, qui a été élu président du pays par un collège de députés claquemuré dans le Parlement. Jusqu'alors, ce député d'extrême droite de 53 ans s'était surtout illustré par ses diatribes obscènes et injurieuses, notamment à l'encontre de la communauté LGBT.
Il a aussi fait de la condamnation de l'Occident une spécialité. Ses adversaires le considèrent surtout comme l'homme de paille du milliardaire prorusse Bidzina Ivanichvili, fondateur de Rêve géorgien, le parti vainqueur des législatives du 26 octobre. Certes, dans l'ex-République soviétique, le président ne jouit que de pouvoirs très limités. Mais en propulsant Kavelachvili hier à cette fonction, Rêve géorgien a une nouvelle fois signifié à l'opposition, qui n'a pas participé au vote hier, et aux milliers de manifestants rassemblés devant le Parlement, qu'il entendait ne rien leur céder.
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Toutefois, ce coup de force pourrait vite virer à un dangereux bras de fer. Car l'actuelle cheffe de l'État, la Franco-Géorgienne Salomé Zourabichvili, a annoncé qu'elle ne quitterait pas son poste comme prévu le 29 décembre. Contestant la légalité des élections de fin octobre, elle demande l'organisation d'un nouveau scrutin. « Le Parlement est illégitime et le président qu'il élira le sera aussi », affirmait-elle dans nos colonnes la semaine dernière. Elle n'a depuis pas changé d'avis.
Antoine Malo