États-Unis : un espoir nommé Bernie Sanders
Garance Le Caisne
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Le sénateur du Vermont lors d’un rassemblement à Denver (Colorado), le 21 mars.
LTD/Kevin Mohatt/Reuters
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Le sénateur du Vermont lors d’un rassemblement à Denver (Colorado), le 21 mars.
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Cela pourrait ressembler à la tournée d'une vieille rock star. Le sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders, 83 ans, a lancé sa tournée Fighting Oligarchy (« combattre l'oligarchie ») il y a six semaines. Démarrés à Las Vegas, dans l'Ouest américain, ses meetings attirent de plus en plus de monde. Le 21 mars à Denver (Colorado), dans le centre du pays, 34. 000 personnes sont venues l'écouter.
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Jamais l'ancien candidat aux primaires démocrates pour l'élection présidentielle de 2016 et 2020 n'avait rassemblé une foule aussi importante. « Alors que l'Amérique de Donald Trump ressemble de plus à en plus à la Hongrie de Viktor Orbán, Bernie Sanders est quasiment le seul à incarner une forme de résistance », explique depuis New York Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). « Il est la seule voix capable de se faire entendre sur la scène politique nationale, ajoute l'auteur de L'Amérique éclatée - Plongée au cœur d'une nation en déliquescence (Armand Colin). Les démocrates ne prennent absolument pas conscience des enjeux civilisationnels qui se jouent actuellement. »
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