« Zéro droits de douane entre les Etats-Unis et l'Europe » : Musk défie Trump sur les taxes
La Tribune (avec AFP)

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BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
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Lors d'une intervention en visioconférence au congrès du parti italien d'extrême droite La Ligue, Elon Musk a exprimé ce samedi son souhait de voir émerger une zone de libre-échange entre l'Europe et l'Amérique du Nord, exemptée de droits de douane. Une déclaration qui survient dans un contexte de tensions commerciales accrues entre les États-Unis et l'Union européenne.
« L'Europe et les États-Unis devraient idéalement évoluer vers une situation de droits de douane nuls, créant ainsi une zone de libre-échange entre l'Europe et l'Amérique du Nord », a affirmé Elon Musk, intervenant depuis les États-Unis devant un auditoire conquis, à l'invitation du leader de La Ligue, Matteo Salvini.
Le patron de Tesla, SpaceX et du réseau social X, connu pour sa proximité avec les milieux conservateurs américains et européens, a également déclaré espérer un « partenariat très étroit » entre les deux rives de l'Atlantique. Il a précisé avoir « conseillé le président Trump en ce sens », en référence à sa participation, controversée, à l'administration de l'ancien président américain.
Ses propos interviennent seulement trois jours après la signature par Donald Trump d'un décret instaurant 20 % de droits de douane supplémentaires sur les produits européens entrant aux États-Unis. Une mesure qui ravive les tensions commerciales entre Washington et Bruxelles et rend les appels de Musk d'autant plus notables.
Se disant favorable à « davantage de liberté de mouvement entre l'Europe et l'Amérique du Nord », Musk a ajouté : « Que l'on souhaite travailler en Europe ou aux États-Unis, on devrait pouvoir le faire, à mon avis. »
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Durant son intervention d'une quinzaine de minutes, diffusée sur écran géant à Florence, le milliardaire a également abordé des thématiques politiques controversées, fustigeant une nouvelle fois « l'immigration de masse », qu'il a qualifiée de « facteur de destruction » pour les pays qui l'acceptent. Des propos en ligne avec les positions du gouvernement ultraconservateur italien, dirigé par Giorgia Meloni, dont Musk est considéré comme un proche.
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Cette sortie intervient alors que le rôle politique croissant du dirigeant de Tesla soulève des interrogations, tant aux États-Unis qu'en Europe, sur la porosité entre sphère économique et pouvoir politique, notamment au sein des mouvances populistes et conservatrices.
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