L'Île-de-France cherche des investisseurs ailleurs qu'aux Etats-Unis
César Armand
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La Défense. Photo d'illustration
Reuters
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Territoire particulièrement ouvert sur l'international, l'Île-de-France va souffrir des droits de douane américains. Les États-Unis restent en effet la première source de financements de projets d'implantation et la première clientèle touristique dans la région-capitale. Dans ce contexte de reconfiguration géopolitique avec des lignes de fracture plus visibles que par le passé, la première économie de France et d'Europe se doit de revoir sa stratégie d'attractivité.
C'est la mission dévolue à Baptiste Orlandini, directeur général de l'agence Choose Paris Region depuis le 25 mars. Dans la lignée de son prédécesseur Lionel Grotto, débauché par Bouygues Bâtiment Industrie, l'ex-chef du pôle Economie, innovation et emploi au cabinet de Valérie Pécresse joue la carte de la diversification géographique. Il va aller chercher des partenariats et des relais de croissance en Australie, au Canada et éventuellement au Mexique.
Outre ces partenaires américains, l'Île-de-France mise sur l'Asie du Sud-Est où les investissements directs étrangers, en 2024, se sont stabilisés (en Chine et au Japon) voire ont doublé (Corée du Sud et Inde). Il ne s'agit pas de faire la chasse aux entreprises et aux capitaux américains, présents à travers les banques ou Disneyland, mais de travailler sur la résilience de son modèle, fait valoir Baptiste Orlandini.
Face aux incertitudes et à la montée de dirigeants qui ont des comportements peu en phase avec le droit international et le libre échange, Choose Paris Region fait le choix de ne plus mettre ses œufs dans le même panier. Quand bien même un voyage à New York de Valérie Pécresse le jour de la nomination de François Bayrou à Matignon a fait ressortir que les trois quarts des économistes et financiers de la Grosse Pomme ont été formés soit à la Sorbonne soit à Saclay.
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Dès établissements d'enseignement supérieur où l'intelligence artificielle, le quantique et les neurosciences, couplés à l'industrie aérospatiale et de défense, permettent à la région-capitale de détecter des startup européennes en pleine croissance et de les faire venir dans le grand Paris pour ensuite les projeter à l'international. À condition que ceux-ci créent des emplois locaux et non délocalisables. Le cas échéant, l'opération séduction sera restée un vœu pieux.
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