L’Europe à l’heure des choix
Antoine Malo
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Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, accueille Volodymyr Zelensky, samedi 1er mars 2025 à Londres
LTD/TOBY MELVILLE/REUTERS
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Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, accueille Volodymyr Zelensky, samedi 1er mars 2025 à Londres
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Enfin en territoire ami. Après le désastre de sa rencontre avec Donald Trump et J.D. Vance à la Maison-Blanche vendredi, Volodymyr Zelensky est arrivé hier à Londres. Encore sonné par l'humiliation subie devant les caméras du monde entier, le président ukrainien s'est entretenu avec le Premier ministre britannique, Keir Starmer. Pour celui qui entame sa quatrième année en tant que président d'un pays en guerre, l'Europe semble devenue le dernier refuge. D'ailleurs, à part le Hongrois Viktor Orbán, trumpophile assumé, tous les dirigeants du Vieux Continent lui ont très vite apporté leur soutien après la claque de Washington.
Sauf que pour maintenir l'Ukraine à flot, il va falloir bien plus que des messages de solidarité. « Désormais, pour les Européens, il ne s'agit plus de se demander comment aider l'Ukraine à se défendre, mais de savoir comment la sauver », résume l'ancien ambassadeur français à Moscou Claude Blanchemaison. Bien sûr, Trump est imprévisible et peut changer d'avis.
Mais tout indique que le lâchage américain de l'Ukraine a été scellé il y a deux jours dans le Bureau ovale. « Trump et J.D. Vance y ont montré leur vrai visage, observe le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU. C'est particulièrement vrai pour Vance, qui n'a fait que régurgiter la propagande russe. »
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Les États-Unis désormais aux abonnés absents, il incombe donc à l'Europe de reprendre les rênes du combat. De cela, et de l'avenir de la sécurité de l'Europe, il devrait être question aujourd'hui à la réunion que le Royaume-Uni organise à Londres. Une quinzaine de dirigeants y sont attendus. Outre Starmer et Zelensky, devraient y assister Emmanuel Macron, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, Olaf Scholz le bientôt ex-chancelier allemand, la Première ministre italienne Giorgia Meloni ou le Polonais Donald Tusk.
Antoine Malo