Olivier Sichel, à la tête de l’institution, travaille avec ses homologues européens pour définir des stratégies d’investissement communes.Le suspense prend fin. Avec le départ pour la Société générale du secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler, annoncé le 27 mars, et son remplacement par l'ancien directeur du Trésor Emmanuel Moulin, la nomination à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) d'Olivier Sichel, son actuel directeur général par intérim, ne fait plus guère de doute. L'exdirecteur de cabinet de Gabriel Attal et de Bruno Le Maire était en e et son seul rival sérieux pour l'un des plus beaux postes de la République.
Entré dans la prestigieuse institution en décembre 2017 et nommé directeur général délégué en mars 2020, cet inspecteur des finances de 57 ans assurait l'intérim à sa tête depuis le départ d'Éric Lombard pour Bercy le 23 décembre 2024. L'intéressé assure gérer la Caisse en tant que patron de plein exercice depuis cette date - et non simplement effectuer la fin du mandat de son prédécesseur.
Ancien patron de la Banque des territoires, structure de la CDC créée en mai 2018, Olivier Sichel a piloté sa montée en puissance, avec une multiplication par trois des prêts accordés (28,6 milliards d'euros en 2024), l'implication dans 330 projets industriels et la constitution d'un portefeuille de 8,5 milliards d'euros.
Sa nomination officielle pour un mandat de cinq ans, sur proposition du président de la République, devra ensuite être validée par les commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat. Le processus pourrait s'achever avant l'été. Avant cette échéance, la publication le 20 mars des résultats du « bras financier de l'État », selon l'expression consacrée, a mis en lumière un bon exercice en 2024.