La chronique de François Clemenceau. Et maintenant, sans plus attendre, Gaza
François Clemenceau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La chronique de François Clemenceau.
LTD / DR
François Clemenceau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La chronique de François Clemenceau.
LTD / DR
« Israël Hayom » veut dire « Israël aujourd'hui ». C'est aussi le nom d'un journal gratuit, pro-Likoud et propriété de la milliardaire israélo-américaine Miriam Adelson, généreuse donatrice des campagnes de Donald Trump. Le quotidien a publié jeudi en exclusivité un article décrivant par le menu un plan américano-israélien négocié lors d'une conversation téléphonique au lendemain du cessez-le-feu entre le régime de Téhéran et l'État hébreu. Donald Trump, Benyamin Netanyahou, le secrétaire d'État Marco Rubio et le ministre israélien des Affaires stratégiques Ron Dermer seraient ainsi convenus d'un processus de paix au Moyen-Orient qui tiendrait en quatre points principaux et se déroulerait sous quinze jours.
Le premier point concerne Gaza, évidemment. Il s'inspire en partie de l'initiative de la Ligue arabe visant à confier la gouvernance provisoire de l'enclave à quatre pays arabes, dont l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Les chefs du Hamas seraient obligés de s'exiler, les otages seraient libérés, et un départ volontaire vers des pays d'accueil proposé, et non imposé, aux Gazaouis.
À lire également
Le deuxième point concerne la poursuite des accords d'Abraham avec deux autres pays arabes rejoignant le camp de la normalisation avec Israël : l'Arabie saoudite et la Syrie. C'est avec Damas que les choses les plus sérieuses sont engagées depuis qu'Israël a pris peur de voir la Syrie devenir trop dépendante de la Turquie. Le troisième axe du plan verrait Israël soutenir officiellement « la solution des deux États » comme base du règlement du conflit israélo-palestinien, à condition que l'Autorité palestinienne se réforme - ce qui a très mollement commencé - pour rester aux responsabilités.
François Clemenceau