La chronique de François Clemenceau. Ni Poutine, ni Trump, allez l’Europe !
François Clemenceau
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« Vous verrez, à peine il sera élu que les Européens se précipiteront chacun de leur côté à Mar-a-Lago puis à la Maison-Blanche pour négocier leur sort. » Ce pronostic d'un diplomate, l'automne dernier en privé, s'est concrétisé dès le 4 janvier, deux semaines avant l'investiture de Donald Trump, lorsque la présidente du Conseil italien est allée dîner chez lui en Floride.
À la table des convives, il y avait Marco Rubio, le premier des ministres de Trump à être confirmé par le Sénat au poste de secrétaire d'État dès le 20 janvier. Dans les minutes qui ont suivi, l'ex-sénateur a reçu une invitation de Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, à se rendre à la réunion des 27 ministres européens des Affaires étrangères lundi dernier.
Dans un monde bien élevé, on se dirait que la dignitaire estonienne a eu raison. Plutôt que de faire comme si le monde de Trump était infréquentable ou de voir chacun des grands diplomates de l'Union partir à Washington négocier les affaires de son pays avec l'équipe de Trump, elle a préféré que le nouveau patron du département d'État vienne s'adresser à ses pairs du Vieux Continent.
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Or, non seulement ce dernier n'est pas venu, mais il n'a pas répondu. Un oubli ? Non, une grande claque. Le Floridien a même attendu une journée de plus avant d'appeler Kaja Kallas. Pour s'excuser ? Le communiqué qui relate l'échange ne le dit pas. L'invitation a été renouvelée. On verra bien si Marco Rubio honore de sa présence la prochaine réunion de ses collègues européens prévue le 24 février.
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