La chronique de François Clemenceau. Trump, allié ou ennemi ?
François Clemenceau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Découvrez la nouvelle chronique de François Clémenceau.
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
François Clemenceau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Découvrez la nouvelle chronique de François Clémenceau.
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
LA PAIX PAR LA FORCE ? Si ce slogan de campagne du candidat Donald Trump peut faire réfléchir lorsqu'on parle de ses ennemis, qu'il s'agisse de la Russie, de la Chine ou de l'Iran, il est difficilement plus envisageable lorsqu'il s'adresse implicitement au Canada, au Panama ou au Danemark. C'est pourtant cette semaine ce qu'a fait Donald Trump, en se rabaissant au niveau de ceux à qui il veut imposer la paix par la force. Un exemple ?
La Russie de Vladimir Poutine souhaite ainsi, sans s'en cacher, obtenir la neutralisation de l'Ukraine après trois ans d'une guerre qui a tant coûté aux deux peuples voisins. Le maître du Kremlin ne comprendrait que la force, dit-on. C'est pourquoi Trump veut obtenir un cessez-le-feu sur la ligne d'acquisition des territoires mais en accompagnant ce « deal » d'une menace d'intervention au cas où Poutine romprait les termes de l'accord en poursuivant son agression militaire. Mais si envahir est tellement grave, au point qu'on y riposte de la sorte, pourquoi Trump a-t-il menacé cette semaine d'annexer le Canada ?
À lire également
IDEM VIS-À-VIS DE LA CHINE. Le président Xi Jinping menace de reprendre Taïwan par la force des armes, mais si Trump s'y oppose, ce n'est pas pour y protéger la démocratie. On a compris qu'il s'agissait plutôt d'éviter que le premier pays producteur de puces de nouvelle génération tombe entre les mains du grand rival mondial. La promesse d'intervenir au bénéfice de Taïwan serait ainsi tenue si elle était précédée de la délocalisation aux États-Unis d'une partie de l'industrie taïwanaise high-tech. Pour le reste, Donald Trump promet d'imposer à Pékin des droits de douane de 100 % sur la quasi-totalité des produits chinois exportés.
François Clemenceau