La chronique de François Clemenceau. Friedrich et Boris pour un nouveau départ
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« Souvent nos visions du monde et de l'Europe peuvent ne plus parfaitement converger. Il faut alors avoir le courage de se dire les choses pour trouver des chemins de traverse, des échappées qui nous relient. » Ces mots du ministre des Armées, Sébastien Lecornu, ont été prononcés jeudi à l'hôtel des Invalides lors de la remise des insignes de commandeur de la Légion d'honneur à Boris Pistorius, le ministre de la Défense de l'Allemagne, l'homme politique préféré des Allemands, un social-démocrate francophile assumé.
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Le lendemain de l'anniversaire du traité franco-allemand de l'Élysée, Emmanuel Macron recevait de son côté le chancelier Olaf Scholz, avec qui la relation a été pour le moins compliquée ces trois dernières années. Dans un mois, selon toutes les enquêtes d'intention de vote, le parti social-démocrate (SPD) va perdre les élections anticipées. Mais pour beaucoup ce sera d'abord une défaite d'Olaf Scholz. Tout comme la victoire annoncée de la droite chrétienne-démocrate (CDU), à 10 points devant dans les sondages, sera surtout celle de Friedrich Merz, qui se présente aux yeux des Allemands et des Européens en rupture par rapport à l'héritage d'Angela Merkel. Impossible en France d'imaginer à partir de là une coalition entre la droite et la gauche.