La chronique de François Clemenceau. Trump donne les clés à Poutine et Xi
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FRANÇOIS CLEMENCEAU
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Pour Trump, seul l'argent compte, le sien d'abord puis celui de son pays. La preuve éclatante en a été apportée au cours de son bras de fer verbal avec Volodymyr Zelensky, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, retransmis en mondiovision. Partage à 50-50 des richesses du pays contre une paix bien improbable. On imagine sans peine que la vodka a dû couler au Kremlin pour célébrer ce ralliement à deux contre un afin d'achever l'Ukrainien, mis au pilori.
Pas de pitié pour les perdants, pouce baissé pour celui qui a osé supplier qu'on lui accorde une protection pour son pays et la démocratie européenne qu'il veut y installer. À la même heure, Sergueï Choïgou, ex-ministre de la Défense de Poutine devenu secrétaire du conseil de sécurité russe, était à Pékin.
À en croire l'agence officielle Xinhua, les deux États vont désormais « promouvoir une coordination stratégique totale ». Le message vaut autant pour Donald Trump, à la recherche supposée d'un retournement d'alliance de la Russie contre la Chine, que pour le Sud global, au sein duquel un nombre de plus en plus élevé de pays ont décidé de s'abstenir, aux Nations unies, sur la guerre d'agression russe contre l'Ukraine.
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Pour Xi Jinpong, de son côté, seule compte la puissance, la sienne d'abord puis celle du Parti communiste et de la Chine néo-impériale. Autant dire qu'on écoutera attentivement cette semaine les présidents des deux plus grandes économies au monde dévoiler leurs ambitions pour 2025.