Mort du Pape François : un conclave dans le chaos du monde
Philippe d’Indevillers
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Le conclave doit s’ouvrir entre le 15e et le 20e jour qui suit la mort du souverain pontife
Dylan Martinez/REUTERS
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Le conclave doit s’ouvrir entre le 15e et le 20e jour qui suit la mort du souverain pontife
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« En allant chercher des cardinaux dans des coins perdus du bout du monde, François a tellement mondialisé l'Église qu'elle n'a jamais été aussi diverse. Résultat : le nombre des cardinaux appelés à élire le nouveau pape est si élevé [135, un record à l'époque moderne] et leurs origines si variées que la question de la succession a rarement été aussi ouverte », observe Bernard Lecomte*.
En une phrase, le vaticaniste résume la complexité de l'équation que devra résoudre le prochain conclave. Selon la constitution apostolique mise à jour par Jean Paul II en 1996, celui-ci doit s'ouvrir entre le 15e et le 20e jour qui suit la mort du souverain pontife, donc entre le 6 et le 11 mai. Officiellement inspiré par l'Esprit-Saint, le résultat du vote des « princes de l'Église » apparaît plus imprévisible que jamais...
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Réunis dans le huis clos de la chapelle Sixtine, sans téléphone portable, les 135 cardinaux électeurs (ils n'étaient que 115 en 2013), âgés de moins de 80 ans, doivent élire le successeur de François à la majorité des deux tiers, soit 90 voix. Quatre scrutins par jour sont organisés (deux le matin, deux l'après-midi) jusqu'à ce que l'un des cardinaux rassemble sur son nom les 90 bulletins fatidiques. Un seuil particulièrement élevé qui rend d'autant plus difficile l'élection d'un pape idéologiquement trop marqué et devrait donc jouer arithmétiquement en faveur d'un candidat de compromis.
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