Budget : les derniers arbitrages de François Bayrou
Fanny Guinochet
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François Bayrou, à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, le 8 juillet.
LTD/Magali Cohen/Hans Lucas via AFP
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François Bayrou, à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, le 8 juillet.
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« Sortir la France du piège mortel de la dette », tel est l'objectif de François Bayrou, qui travaille depuis plusieurs semaines sur son prochain budget. S'il n'a rien voulu dévoiler, le Premier ministre a surtout promis de couper dans la dépense. Pour ce faire, « il va taper fort, tous azimuts, car la France est au pied du mur », assure un proche.
Ce dimanche, François Bayrou planche sur ses derniers arbitrages. Toutefois, quelques décisions sont déjà prises. La première concerne l'année blanche, qui consiste à geler les dépenses publiques l'an prochain sans intégrer l'inflation. Une solution aveugle que dénoncent la gauche comme la droite. « Ce sera une grave erreur, car elle aura un effet récessif sur la consommation », craint le député Insoumis Éric Coquerel, président de la commission des finances. Or, en France, la consommation est le premier moteur de la croissance.
« Tout dépend du périmètre appliqué, mais une année blanche peut permettre d'économiser entre 5 et 15 milliards d'euros l'an prochain », estime François Ecalle, ancien conseiller maître à la Cour des comptes et auteur de Mécomptes publics - Conception et contrôle des politiques économiques depuis 1980 (Odile Jacob, 2025).
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Dans cette mesure, le point le plus sensible concerne les prestations sociales. Alors que l'Insee a dévoilé la semaine dernière un rapport qui montre que le taux de pauvreté a atteint en France 15 % en 2023, difficile de ne pas indexer les minima sociaux ou le RSA sur la hausse des prix.
Fanny Guinochet
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