Pourquoi Bayrou veut redonner du pouvoir aux préfets
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le Premier ministre, François Bayrou, veut remettre les préfets au cœur de l’action étatique. (Photo d’illustration.)
Reuters
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le Premier ministre, François Bayrou, veut remettre les préfets au cœur de l’action étatique. (Photo d’illustration.)
Reuters
Est-ce le début du grand chamboule-tout maintes fois annoncé par le président Macron ? Toujours est-il que le Premier ministre annoncera, demain mardi à Chartres, « une réorganisation complète de l'État, localement, autour des préfets ». « Le système actuel, avec son éclatement d'administrations et d'agences indépendantes les unes des autres, est très cher et inefficace », a martelé François Bayrou auprès du Parisien.
« Personne ne s'y retrouve », a encore tonné le Palois, qui plus est dans un contexte où « il faudra veiller encore plus à l'utilisation de l'argent public pour qu'il soit utilisé à bon escient » et surtout, pile poil, une semaine avant la présentation de ses premiers arbitrages budgétaires en vue de la loi de finances 2026. « Qu'il y ait un responsable, qui commande et à qui on demande si besoin des comptes », a-t-il encore résumé.
François Bayrou a donc demandé à chacun de ses ministres de lui faire un point sur les missions des opérateurs de l'État dont ils ont la tutelle. Dans le sillage de la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin et du Sénat qui sont - ou ont été - en quête de milliards d'euros, le locataire de Matignon « a l'intention de mettre de l'ordre », résume une source gouvernementale.
À lire également
« Il y a une inflation d'agences avec des missions complémentaires tant et si bien qu'on ne sait plus très bien qui fait quoi. On a l'impression que c'est l'Ademe qui distribue MaPrimeRénov', alors que c'est l'État [l'Agence nationale de l'habitat (ANAH)]. Dans un texte de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), le préfet est présenté comme son délégué territorial. On croit rêver ! » s'époumone-t-on au cabinet de François Rebsamen, ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation.
Quoi qu'il en soit, les deux s'accordent à dire qu'il faut remettre l'État au cœur de ces politiques publiques éparpillées et redonner des marges de manœuvre aux préfets de département.
César Armand