Sans attendre, quelques heures après l'échec du conclave, François Bayrou a proposé aux partenaires sociaux de les recevoir. Le Premier ministre, qui s’est exprimé tôt ce matin, dit vouloir explorer toutes voies de passage, même minimes, pour tenter de rapprocher les positions des syndicats et du patronat.
La négociation venait tout juste de se terminer et l'échec du conclave à peine acté que François Bayrou contactait tous les partenaires sociaux, les uns après les autres, tard dans la nuit, pour les convier à le rencontrer dès le lendemain.
À la recherche d'une voie de passage
Ce mardi, le Premier ministre a par ailleurs pris la parole très tôt, dès 7 heures, estimant que « dans la dernière ligne droite, on est arrivé très près d'un accord historique ». Face à ce constat, le locataire de Matignon entend bien ne pas rester sur cet échec. Et compte bien trouver la voie de passage.
Car pour François Bayrou, avant les différends, il faut surtout regarder les éléments positifs de ce conclave, avec des partenaires sociaux capables d'avancer dans la discussion, alors qu'il y a encore quelques mois, ils défilaient dos à dos. Reste que la voie de passage semble ténue, voire totalement obstruée.
Des syndicats vent debout
Et pour cause, premières reçues à Matignon, les trois organisations syndicales, CFDT, CFE-CGC et CFTC ont transmis la « liste des blocages » au Premier ministre.
« L'idée est qu'il n'y ait pas de nouvelle séance de négociation », a d'abord souligné Marylise Léon, à la tête de la CFDT, à la sortie de son entretien à Matignon, pour qui « il faut acter que le conclave est terminé ». La leader du premier syndicat de France a ainsi fermé la porte à toute nouvelle discussion, même si Marylise Léon a précisé : « Un accord est possible avec les éléments qu'on a pointés », en matière de pénibilité ou d'aménagements à la réforme, notamment pour les mères de famille et les carrières des femmes.
Mais, pour elle, le temps doit maintenant être celui du politique : « C'est à la charge du Premier ministre de prendre acte et de décider d'ici la fin de la semaine ce qu'il fait de ce qui est aujourd'hui sur la table. » La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a de fait invité le Premier ministre, François Bayrou, à prendre ses « responsabilités ».
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