Certains connaisseurs de la famille ont cru à un faux. Le jour de la mort de Jean-Marie Le Pen, un intime de sa fille Marine en a publiquement étrillé un autre. Tout est parti d'un hommage diffusé sur X par Philippe Olivier, beau-frère et conseiller politique de la patronne du Rassemblement national, dans lequel il salue « un homme hors norme, de combat et de cœur, plus humain que les caricatures que certains ont voulu faire de lui ».
Dans la foulée, Frédéric Chatillon, ex-chef de file du Gud, néonazi patenté et amitié la plus sulfureuse de Marine Le Pen, s'est empressé de commenter ce message sur le même réseau social : « Il te détestait. Tu le sais très bien, sale type. Il rêvait de te casser la gueule, son vieil âge l'en a empêché. »
Derrière cette diatribe se nichent de vieilles aigreurs, qui remontent à la scission de 1999 entre Jean-Marie Le Pen et les troupes de Bruno Mégret, son numéro deux de l'époque. Philippe Olivier faisait alors partie des excommuniés. « Il se couvre la tête de cendres alors qu'il a trahi, décrypte un élu RN au fait de ces querelles. Philippe ne s'était pas fait que des copains. Là, vis-à-vis de Jean-Marie, c'est un peu "souviens-toi du vase de Soissons"... »
Hormis cette algarade, aucune dissension ne semble remuer l'écosystème frontiste depuis la disparition de son bâtisseur. Au contraire, tout ce que le parti à la flamme compte de parlementaires et de compagnons de route communie dans la révérence envers le défunt patriarche.
Jean-Marie est celui qui a labouré. Sans lui, le parti ne serait pas là où il est aujourd'hui.
Un pilier mariniste