La grande colère des patrons français
Marie-Pierre Gröndahl
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Pour le ministre de l'Économie, les entreprises devront accepter de « voir leur rentabilité baisser »
LTD/Eliot Blondet/ABACAPRESS
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Pour le ministre de l'Économie, les entreprises devront accepter de « voir leur rentabilité baisser »
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Ras le bol. Les patrons français - chefs d'entreprise, entrepreneurs, investisseurs, financiers - se fâchent. Publiquement. Quelques voix se sont élevées, dès après la dissolution de juin dernier, pour s'inquiéter des conséquences de l'instabilité politique. Et d'un possible revirement après cinq ans de « politique de l'offre », autrement dit favorable aux entreprises, comme Alexandre Bompard (Carrefour) en octobre.
D'autres ont pris le relais, après la censure du gouvernement Barnier, en décembre. Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, puis Luc Rémont, à la tête d'EDF, ont critiqué le fardeau réglementaire national et européen. Frédéric Duval, le patron d'Amazon France, a quant à lui souligné la « difficulté d'investir en France ».
Ils sont des dizaines à désormais leur emboîter le pas, furieux face à une hausse « exceptionnelle » de l'impôt sur les sociétés, déjà le plus élevé de l'UE, à 25 % contre 21 % en moyenne. Et inquiets des récents propos du ministre de l'Économie sur la nécessité pour les entreprises d'accepter de « voir leur rentabilité baisser » ou sur la France qui « n'est pas un pays libéral ». Le tout exacerbé par un énorme contraste, entre, d'une part, l'accumulation des directives européennes, jugées trop contraignantes, et, d'autre part, la voracité américaine.
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Puisque Donald Trump est déterminé à remporter la bataille économique mondiale - quitte à renoncer à toute mesure en faveur de la transition écologique - et prêt à sanctionner les exportateurs des pays de l'UE. « Avec l'obligation pour les constructeurs automobiles européens, déjà en très grande difficulté, de racheter à leurs concurrents chinois des "crédits carbone" pour se conformer aux objectifs fixés par Bruxelles, on touche à l'absurde », s'indigne le dirigeant d'un sous-traitant automobile.
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