Le pape, le président et l'Empereur
Grand absent de la cérémonie d'inauguration de la cathédrale parisienne, François est déjà au centre de toutes les attentions... en Corse. C'est sous le regard de la statue de Napoléon, copie conforme de celle des Invalides, installée place du Casone à Ajaccio, qu'il célébrera sa messe dimanche 15 décembre. Un clin d'œil au pape Pie VII, qui dut assister en simple témoin au sacre de l'Empereur à Notre-Dame le 2 décembre 1804. La messe papale devrait réunir 35 000 fidèles.
L'actuel souverain pontife, qui a décliné l'invitation d'Emmanuel Macron, le retrouvera à Ajaccio. Mais François semble toujours aussi remonté contre le chef de l'État. À une Ajaccienne reçue en audience privée au Vatican et qui a évoqué devant lui le nom du président, le pape a répondu : « Non lo conosco ! [Je ne le connais pas !] » En attendant, c'est le cardinal--évêque d'Ajaccio François Bustillo qui récolte les lauriers du voyage papal. De l'avis de tous, il est l'homme qui a convaincu François de faire le déplacement dans l'Île de Beauté. « Si Bustillo se présente aux élections, il nous bat tous ! » s'amuse Laurent Marcangeli, député (Horizons) de Corse.
Jack Lang ne suit pas le PS
Le président de l'Institut du monde arabe, Jack Lang, a été estomaqué de voir que le groupe socialiste avait voté la censure du gouvernement Barnier. L'ancien ministre de la Culture l'a fait savoir au président, qu'il accompagnait en Arabie saoudite : « Si j'étais député aujourd'hui, je ne voterais pas la censure. Il serait contraire à ma conscience d'homme de gauche de mêler ma voix à celles du Rassemblement national. » Il juge aussi ce vote en contradiction avec « le front républicain qui a fait barrage à l'extrême droite en juillet ».
Par la rédaction de La Tribune Dimanche