Dans quatorze petits jours, François posera le pied en Corse pour la première visite papale de l'histoire de l'île. Un compte à rebours serré pour un défi logistique et sécuritaire énorme, puisqu'il s'agit évidemment de recevoir - pendant une journée - le chef de l'Église catholique mais également un chef d'État.
« Les personnes raisonnables diraient que c'est impossible [...] mais je peux vous dire que nous allons réussir ensemble l'organisation de la venue du pape à Ajaccio et en Corse », a déclaré d'un ton assuré, jeudi, Jérôme Filippini, le nouveau préfet de la Corse-du-Sud. Depuis quelques semaines, il est à la tête d'un comité de pilotage qui regroupe les services de la mairie, ceux de la collectivité de Corse (CDC) et les services de l'État. « Les moyens dont nous disposons en Corse ne permettraient pas de gérer sereinement et efficacement cet événement », explique-t-il.
À la mairie d'Ajaccio ce jeudi, le préfet a ainsi tenu, à plusieurs reprises, à remercier les services de l'État qui participeront d'un point de vue financier, matériel et humain à l'organisation de cette visite unique, évoquant une « mobilisation publique considérable ». Deux mille policiers et gendarmes viendront du continent et des kilomètres de barrières métalliques devraient traverser la Méditerranée, l'Île de Beauté n'en ayant pas suffisamment. Elles permettront de sécuriser notamment la déambulation en papamobile du souverain pontife sur les quais d'Ajaccio, à laquelle 20 000 personnes pourront participer.