Manifestation anti-A69 : gaz lacrymogène et jets de pierre entre manifestants et forces de l'ordre
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Des manifestants se sont rassemblés samedi pour protester contre la reprise du chantier de l'A69.
LTD/ED JONES / AFP
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Des manifestants se sont rassemblés samedi pour protester contre la reprise du chantier de l'A69.
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Des manifestants, rassemblés samedi dans le parc d'un château pour protester contre le projet d'autoroute Toulouse-Castres, ont défilé en fin d'après-midi vers le chantier de l'A69 où ils ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre, qui ont répondu par le tir de grenades lacrymogènes. Plusieurs centaines de manifestants, parmi lesquels une cinquantaine de protestataires masqués et vêtus de noir, sont sortis du périmètre privé du château, malgré l'interdiction préfectorale de ce rassemblement pour risques de trouble à l'ordre public.
Avec des troncs d'arbres, des palettes et des branches, ils ont commencé par occuper la RN26, que les autorités avaient préalablement coupé à la circulation. Cette route nationale jouxte la propriété du château de Scopont où les anti-A69 s'étaient rassemblés auparavant dans le calme pour dire non à ce projet d'autoroute contesté entre Toulouse et Castres.
Elle longe aussi le chantier de l'A69, stoppé fin février par décision de justice et qui vient de reprendre au ralenti. Là, les manifestants ont allumé un feu de broussailles, arraché un panneau de circulation et, tentant de pénétrer sur l'autoroute, jeté des pierres sur les forces de l'ordre, qui ont rétorqué par des grenades lacrymogènes
La préfecture du Tarn avait interdit cette mobilisation baptisée « Turboteuf » qui s'annonçait festive. Elle avait relevé la « présence importante » de personnes encagoulées ou masquées et déployé quelque 1.500 gendarmes en raison des risques de trouble à l'ordre public.
Le préfet du Tarn Laurent Buchaillat a annoncé, photos à l'appui, qu'ont été saisis 55 « dispositifs hostiles » pouvant « constituer des armes par destination» . « Non ce n'est pas une manifestation festive », a affirmé le ministre des Transports Philippe Tabarot sur X, fustigeant des « activistes soi-disant écologistes ». « Des catapultes, des boules de pétanque, des pierres : la violence est préparée », prévient-il.
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« Nous ne laisserons rien passer », a martelé aussi sur X le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau. « Quand, au nom de l'écologie, on mobilise des dizaines de militants d'ultra-gauche encagoulés et dangereux, dont une cinquantaine de fichés S, qui ne veulent que détruire ou casser du flic, alors c'est qu'on a basculé dans la sédition et l'ultra-violence ».
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