Procès Depardieu : « Je pense que mon temps est fini »
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Gérard Depardieu quittant le tribunal le 25 mars 2025.
JULIEN DE ROSA / AFP
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Gérard Depardieu quittant le tribunal le 25 mars 2025.
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Sur le banc réservé aux proches du prévenu, s'assoient, dès 9h ce mardi, Vincent Perez et sa femme Karine Silla -ex compagne de Gérard Depardieu -, l'écrivaine Emilie Frêche, la réalisatrice Lisa Azuelos et le romancier David Fœnkinos. Gérard Depardieu entre quelques minutes plus tard, vêtu de noir, accompagné de Me Jérémie Assous et de son garde du corps. Le reste de la salle est occupé par la presse et le public. On se croirait au théâtre un soir de première.
Sur la « scène » entrent les juges et le procureur. L'audience peut commencer. Après avoir fait lecture de la procédure, le président de la 10è chambre, Thierry Donard, laisse la parole à Gérard Depardieu. Le géant déchu, baskets Nike aux pieds, s'approche de la barre. Il ne peut se tenir debout longtemps et obtient l'autorisation de rester assis sur le tabouret qu'il a lui-même apporté au tribunal. Le même tabouret sur lequel il s'asseyait entre les prises pendant le tournage des Volets Verts.
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Il souhaite dire quelques mots, avant d'être interrogé. Il prévient : « Ca va prendre du temps car c'est très « émotionnant » pour moi d'être là (...). » C'est la voix de Cyrano. La salle écoute, suspendue. « Je vais commencer par une histoire de ma vie. Ca a débuté quand j'ai fait des interviews aux Etats-Unis. Time Magazine a indiqué que je participais à des viols. Ca a été un choc. Une réputation a commencé. »