Gérard Depardieu, le boulet de l'Elysée
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L'acteur français Gérard Depardieu comparaît demain devant le tribunal correctionnel de Paris.
LTD/AFP PHOTO/EL GOUNA FILM FESTIVAL/AMMAR ABD RABBO-
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L'acteur français Gérard Depardieu comparaît demain devant le tribunal correctionnel de Paris.
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Qelques jours avant Noël, deux grandes actrices téléphonent Rue de Valois. Des amies de Gérard Depardieu, des femmes qui, comme lui, représentent la France partout dans le monde. Catherine Deneuve et Carole Bouquet veulent parler à la ministre de la Culture, Rima Abdul-Malak. Elles ont beaucoup à dire pour défendre « Gérard », par amitié et parce qu'elles craignent que soit piétinée sa présomption d'innocence. Elles pensent leur camarade, celui avec qui elles ont partagé l'affiche et de longs pans de vie, incapable de violenter une femme. Comme d'autres parmi les fidèles de la star, elles sont persuadées que les images montrées par le magazine Complément d'enquête sont un montage malhonnête. Elles s'inquiètent que lui soit retirée la Légion d'honneur décernée par Jacques Chirac en 1996.
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La ministre vient alors de relater sur le plateau de C à vous s'être entretenue avec le général Lecointre, grand chancelier de la Légion d'honneur. Le militaire lui a expliqué avoir lancé une procédure disciplinaire pour décider d'un blâme, d'une suspension ou d'une exclusion de Gérard Depardieu à la suite des propos que le comédien tient dans l'émission de France 2. Interrogée par Anne-Élisabeth Lemoine, Rima Abdul-Malak désigne « des attitudes, des mots d'une violence, d'une brutalité, d'une indignité intolérables » de la part du comédien dans ce reportage en Corée du Nord filmé par Yann Moix et dévoilé par les journalistes du service public.