Au hand, la malédiction des buteurs
Mickaël Caron
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La sélection des membres de l'équipe de France de handball fait des émois chez les joueurs.
LTD/Baptiste Fernandez/Icon Sport/FFHandball
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La sélection des membres de l'équipe de France de handball fait des émois chez les joueurs.
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À mi-championnat, le Dunkerquois Tom Pelayo totalise 120 buts. Aucun joueur n'a fait mieux. L'arrière droit, 27 ans, a donc eu l'espoir légitime de participer au championnat du monde, que l'équipe de France entame mardi contre le Qatar (18 heures, beIN Sports). Le tireur d'élite a bien vu son nom apparaître dans la liste élargie de Guillaume Gille - tout comme il figurait dans la présélection pour les Jeux olympiques -, mais il n'a finalement pas été retenu. Et ce, malgré l'état précaire du titulaire, Dika Mem.
L'issue était prévisible. Non que Tom Pelayo manque d'épaisseur. Mais une sorte de malédiction s'acharne depuis vingt ans sur les meilleurs buteurs français du championnat. Depuis la saison 2004-2005, sur les douze tricolores qui ont fini en tête de ce classement, seuls cinq ont porté durablement le maillot bleu. L'ailier Guillaume Joli ainsi que les arrières Sébastien Bosquet et Bertrand Roiné ont tous remporté des médailles d'or internationales avec les Experts.
Leur capitaine, Jérôme Fernandez, avait déjà un palmarès et un CV longs comme son bras droit lorsqu'il a inscrit 169 buts avec Toulouse en 2013-2014, à 37 ans. Quant à Hugo Descat, c'est après une ultime saison canon à Créteil (2016- 2017) qu'il a commencé à grappiller du temps de jeu sur l'aile gauche des Bleus. La frustration de tous les autres est un « problème de riche », d'après le directeur technique national, Pascal Bourgeais.
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« Le rôle d'un sélectionneur n'est pas toujours de choisir les meilleurs à chaque poste, mais ceux qui vont donner la production collective la plus pertinente », défend le cadre fédéral, qui a très bien connu le plus malheureux des laissés-pour-compte : Raphaël Caucheteux. Cet ailier atypique, très grand (2,02 mètres), a fini meilleur marqueur français à six reprises entre 2015 et 2022. Il n'a pourtant été convié qu'à une compétition majeure : l'Euro 2018. La médaille de bronze alors ramenée de Croatie n'a guère apaisé sa colère. « À l'époque, je n'ai jamais eu de réponse et il m'a fallu beaucoup de résilience », confie celui qui étire sa carrière à Saint-Raphaël (Var), à bientôt 40 ans.
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