Biathlon : Éric Perrot, le nouveau héros
Mickaël Caron
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Éric Perrot, 23 ans, vise une cinquième médaille au dernier jour des Mondiaux en Suisse.
LTD/FRANCK FIFE/AFP
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Éric Perrot, 23 ans, vise une cinquième médaille au dernier jour des Mondiaux en Suisse.
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Il fallait bien quatre filles en or, hier midi sur le relais (Lou Jeanmonnot, Océane Michelon, Justine Braisaz-Bouchet, Julia Simon), pour détourner une partie de la lumière captée depuis dix jours par Éric Perrot. Le cadet de l'équipe de France masculine, âgé de 23 ans, a raflé quatre médailles depuis le début des Mondiaux à Lenzerheide (Suisse).
À celles d'or du relais mixte et de l'individuel, d'argent du relais masculin et de bronze de la poursuite peut s'en ajouter une cinquième sur la mass start, ultime épreuve de la compétition (16h05, La chaîne L'Équipe et Eurosport). Il partira en deuxième position, derrière la superstar norvégienne Johannes Boe. Un héros près de l'autre.
La grande figure du biathlon, qui va ranger ses skis avec au moins vingt-trois titres mondiaux à son actif, et le nouveau moteur tricolore ont plus en commun qu'on pourrait le croire. La mère de ce dernier, Tone Marit Oftedal, a fait briller le biathlon norvégien en 1993, avec un titre mondial juniors en relais. Un an plus tôt, le père d'Éric, Franck Perrot, avait survolé la même catégorie en individuel. « On a démythifié la victoire en famille », s'amuse le plus ancien médaillé d'or du clan.
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La Norvège n'est pas seulement le pays de son épouse. En 2013-2014, les parents ont embarqué leurs fils, Éric et Marius, pour vivre dans le sud-ouest du pays scandinave, à Sandnes. « Le paradoxe, c'est qu'on devait faire une heure et demie de voiture pour trouver de la neige », se remémore Franck Perrot. Inscrits au collège, les enfants apprennent le norvégien pendant une année scolaire. De cette expérience, la révélation de février s'est construit une double identité qu'il se refuse à hiérarchiser.
Mickaël Caron